7 territoires, 35 centres aux typologies de handicap très variées. Nous mobilisons toutes les compétences et l’expertise de nos professionnels pour apporter une réponse individualisée à chacun dans une logique inclusive.
7 directions territoriales déployées pour faire évoluer notre offre au plus près des besoins des personnes en situation de handicap.
Notre offre médico-sociale
7 territoires, 35 centres aux typologies de handicap très variées. Nous mobilisons toutes les compétences et l’expertise de nos professionnels pour apporter une réponse individualisée à chacun dans une logique inclusive.
Apporter une réponse la plus large possible sur les territoires où nous sommes présents grâce à l’intégration réussie d’autres structures et la construction de partenariats pérennes pour faciliter les transitions dans les parcours.
L’ambition de l’équipe Recherche & Innovation est de permettre la rencontre des personnes en situation de handicap avec le monde de la Recherche et celui de l’Industrie pour construire ensemble des solutions apportant plus d’autonomie et une meilleure qualité de vie. Ce faisant, nous nous inscrivons avec nos partenaires dans une méthodologie s’inspirant des living lab ou laboratoires vivants.
Notre principale mission : accueillir et accompagner des enfants, des adolescents et des adultes handicapés et contribuer à leur insertion sociale et professionnelle.
Pour de plus amples informations sur notre fonctionnement, nos activités et services, contactez-nous ! Si vous souhaitez contacter une unité en particulier, nous vous invitons à vous rendre directement sur la page de l’unité concernée dans Notre offre.
Des actions guidées par nos valeurs, issues de notre histoire et de notre engagement à toujours mieux accompagner les personnes en situation de handicap.
Un autre regard sur l’autismeClaire Dupont, Directrice Générale Adjointe de l’EPNAK, a été interviewée par « L’actu du canton d’Etampes » (journal du Conseil Départemental de l’Essonne – n° spécial Décembre 2018-janvier 2019). Elle revient sur le dispositif des Enfantastics…
Ces enfants autistes étaient sans solution, parfois rejetés d’IME (instituts médico éducatif), laissés à la charge des familles depuis des années. Ils ont trouvé une alternative ponctuelle auprès des « Enfantastics », un service itinérant innovant de l’Epnak (Établissement public national Antoine Koenigswarter).
Un service gratuit
Ce service, gratuit, s’adresse aux parents qui souhaitent s’offrir un peu de répit et de soutien dans la prise en charge de leur enfant de 0 à 20 ans. Chaque jour ouvré, excepté le mercredi, de 9h à 16h30, six d’entre eux sont accueillis jusqu’à un jour et demi par semaine dans des salles mises à disposition par les municipalités du Sud de l’Essonne. Son originalité ? Ne pas être localisé à un endroit particulier et se déplacer à la demande via un système de rotation. « Le concept est simple, c’est un jour, une ville, en fonction des communes qui disposent de salles adaptées et sécurisées », précise Elvez Beladjal, chargée de mission. Rattaché à l’Institut médico-éducatif (IME) Gillevoisin, à Janville-sur-Juine, le dispositif est opérationnel 210 jours par an, excepté durant le mois d’août.
Une équipe mobile
Pour être orientés vers les Enfantastics, les jeunes doivent avoir une notification de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de l’Essonne, avec une orientation en IME. Ils sont encadrés par une équipe mobile composée d’orthophonistes, de psychologues ABA (méthode comportementale), d’éducateurs…, qui proposent un accompagnement spécifique et personnalisé à travers de multiples activités. C’est l’occasion, en partenariat avec la famille, de travailler le projet personnalisé du jeune. « Léo a fait beaucoup de progrès ces derniers mois. Il arrive beaucoup mieux à communiquer et à se faire comprendre », explique Laetitia, sa maman. Près de 8 000 Essonniens seraient concernés par des troubles du spectre autistique, dont 2 500 ont moins de 20 ans. Sur ce total, 700 nécessitent une prise en charge en établissements or, aujourd’hui, 350 sont laissés « dans la nature ».
En attente d’une autre solution
Cet accueil temporaire n’a pas vocation à remplacer une prise en charge dans la durée ; une coordonnatrice propose donc d’établir des passerelles avec d’autres structures et aide les familles dans leurs démarches administratives et l’ouverture aux droits. Des formations gratuites doivent également être proposées aux parents. En fonctionnement depuis mars 2017, les Enfantastics ont été officiellement inaugurés le 25 juin 2018. Un camion aux couleurs pétillantes sillonne les routes de l’Essonne pour se faire connaître et tenter de mobiliser d’autres villes pour donner à ces enfants une place pleine et entière dans la cité. Et, pourquoi pas, essaimer ailleurs… Selon les initiateurs du projet, « il n’existe pas d’autres initiatives d’accueil temporaire de ce type en France ».
Les « enfantastics » s’installe dans des communes du sud Essonne et s’adresse à des jeunes de moins de 20 ans atteints de troubles du comportement.
C’est un combat de tous les jours pour les parents d’enfants atteints d’autisme. Pour répondre à leurs besoins, l’Etablissement public national Antoine Koenigswarter (EPNAK) a créé un service itinérant innovant qui a été inauguré ce lundi : les « Enfantastics ». « Les enfants que nous accueillons n’avaient pas de solution », explique Claire Dupont, directrice générale adjointe EPNAK.
En Essonne, l’Etablissement itinérant accueille chaque jour ouvré – sauf le mercredi- en journée des jeunes de moins de 20 ans présentant des troubles du spectre de l’autisme sans prise en charge adaptée ou en difficulté de parcours. « Nous cherchons à réduire les troubles du comportement et à mettre en place un moyen de communication car la plupart des enfants sont non-verbaux. Ça se fait à l’aide d’activités sensorielles, des jeux de musique, de balle ou des jeux de motricité fine type puzzle ou loto. Mais aussi des balades », détaille Audiane Barillet, éducatrice spécialisée.
Les jeunes sont accueillis jusqu’à un jour et demi par semaine de 9h30 à 16 heures, dans des salles qui sont mises à disposition par les villes d’Egly, Auvers-Saint-Georges, Etampes, et Saint-Yon. « Le social doit vivre partout », ajoute Denis Meunier, maire (LR) d’Auvers-Saint-Georges qui vient de renouveler pour un an la salle mise à disposition de l’EPNAK par sa commune.
Une journée de répit pour les parents
Les enfants atteints de troubles du comportement sont pris en charge par une équipe pluridisciplinaire composée de professionnels éducatifs, thérapeutiques et rééducatifs. « Les activités que nous proposons sont établies en fonction des besoins des jeunes. Je mets en place des programmes comportementaux », précise Kenza Boulahlib, psychologue.
La structure s’adresse également aux parents et aux professionnels médico-sociaux qui souhaitent avoir une journée de répit et du soutien dans la prise en charge des jeunes autistes. Quatre à six enfants sont ainsi accueillis chaque jour. L’équipe de l’’EPNAK cherche à faire un lien avec d’autres structures pour les enfants car « ce n’est pas le tout de les accueillir, il y a un après » précise Claire Dupont, la directrice. La structure itinérante répond à un réel besoin des familles : « Cela fait un an que nous existons et nous avons énormément de demandes. Il y a une liste d’attente », révèle Audiane Barillet, la coordinatrice.
« Il y a un manque de prise en charge en France »
Les parents de Florian, 10 ans et demi, se désolent du manque de prise en charge et regardent ce que proposent les autres pays, à l’image de la Belgique. « Il y a une vraie pénurie. En France, il n’y a pas suffisamment de prise en charge, juge Armel, le père de Florian. En février 2014, j’ai eu un accord d’orientation en institut médico éducatif, mais la prise en charge s’est seulement effectuée en septembre 2007. Il n’y avait aucune place avant. Nous étions sur liste d’attente. En Belgique, nous nous sommes renseignés sur leur système d’internat. Aucun institut ne propose ça en France. » Pour s’occuper de Florian, sa maman a cessé de travailler. Armel reprend : « Nous résidons à Arpajon mais Florian est suivi sur plusieurs endroits dont à Ris-Orangis le mardi après-midi. Florian s’automutilait car il n’arrivait pas à communiquer. Pour éviter les frustrations nous avons mis en place le Makaton, un langage adapté des signes. Les enfantastics, c’est enfin une réponse de prise en charge pour notre fils. Cela l’ouvre au contact avec d’autres enfants. L’équipe prend du temps pour chaque enfant. Florian a besoin de prise en charge. C’est compliqué, il en a une mais morcelée. »